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Vents porteurs sur la propulsion vélique

Plus de cent tonnes - tangiblement - transportées à la voile, des routes et une flotte consolidées, un levier de certification, et à l’horizon : le Voilier-Cargo.

Transport à la voile selon TOWT

Sur l'eau, en ce moment

Alors que la goélette « Avontuur » s’apprête à accoster ce week-end à Douarnenez, et que « De Gallant » se prépare, lui aussi, à sa prochaine transatlantique, le « Grayhound » a désarmé après une saison - littéralement - très chargée.

L’année 2018 est placée sous le signe du renouveau. En effet que ce soit l’incendie de novembre dernier ou l’interdiction des produits biologiques dans les ports bretons, l’activité a dû faire face à quelques défis. Trouvant une force profonde dans ces aléas, et suite à une opération Phénix réussie, dès le printemps « Lun II » a pu faire cale pleine à Bordeaux, café et cacao ont débarqué au Havre, tandis que les « Channel Sail Routes » cornouaillaises du lougre « Grayhound » ont permis de faire affluer des ales et de reprendre un transport décarboné pré-Brexit.

Enfin, puisque les alizés s’établissent actuellement, les navires armés au long cours repartent en transatlantique. « Avontuur » fait escale à Douarnenez ce week-end, et « De Gallant » s’arme pour un planning ambitieux qui, de retour des Antilles et d’Amérique centrale, reviendra au printemps à Bordeaux.

Un concept commercial unique au monde

Le concept-store douarneniste « Au Cul du Voilier », unique en son genre, basé sur le Port-Rhu, rouvrira ses portes dès demain samedi 20 octobre, pour les vacances de la Toussaint, à prix dits « d’hiver ». Regroupant en quelques mètres carrés des produits ayant pour origine les rives l’Atlantique, ce petit magasin assume de n’être livré, via le Golfe de Gascogne, la Manche ou depuis l’autre côté de l’Atlantique que par des voiliers de transport. Pour ceux qui sont loin : ils peuvent toujours se rattraper ici.

La garantie d’un véritable transport à la voile

Le label collectif de certification de transport à la voile « Anemos », du nom du dieu grec des vents favorables, s’est affirmé durant cette année, avec une reconnaissance commerciale importante des Numéros de Voyage (qui permettent au consommateur final de retracer la navigation à la voile, ainsi que son indice-CO2) sur des lots importants de café, de chocolats, de vins, de thé, d’huile d’olive ou de rhum.

Une nouvelle génération à l’horizon

Annoncé physiquement durant notre participation à Temps Fête, ce relais, moderne et réaliste aux navires traditionnels pour un transport à la voile au 21ème siècle - dit « Voilier-Cargo » - bénéficie de l’expérience maritime de la structure et d’un travail de développement initié dès 2015. Les jalons de l’armement sont posés, les objectifs seront tenus. Ce navire, peu cher, fiable, efficace à la voile, et adapté aux besoins actuels des chargeurs offrira des services labellisés « Anemos », au long cours et en cabotage international.

Le vent soufflerait… jusqu’au Palais Bourbon

A ce contexte s’ajoute celui, plus politique, du vote actuel de la Loi de Finance 2019 à l’Assemblée nationale. Certains députés soutiennent la « propulsion décarbonée, telle que vélique, comme énergie propulsive principale » en tant que catégorie de navires permettant une solution concrète pour une transition énergétique sur les mers. Le champ politique étant ce qu’il est, à l’heure actuelle, la veille au grain est de mise.

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